Pour amorcer un processus de réflexion qui aboutit ensuite à la création artistique, j’ai besoin de voyager.
Le voyage est l’élément initial et transversal de ma pratique. Bien sûr, j’entends le voyage au sens large du terme. Il s’agit pour moi d’un prétexte pour sortir du quotidien, aller découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles cultures, de nouveaux répertoires de formes, de nouvelles histoires.
La fiction est également un point important dans mon travail.
À partir des formes que je reprends, réinvesti, récupère, je travaille ensuite une articulation entre les pièces que je réalise et leurs potentiels d’évocation fictionnelle.
De là, s’écrit pour moi une fiction personnelle, que j’essaye de retranscrire via des pièces qui sont présentées au spectateur.
D’une certaine manière j’essaye de faire appel à l’inconscient collectif à travers des objets curieux, étrangement familiers, anciens, mystérieux et ainsi proposer tout autant de découvertes au regardeur.
Mon imaginaire se nourrit des voyages que j’effectue. Ils sont généralement le point de départ de mes recherches. À l’issue de ces déplacements, je tente de retranscrire des expériences que j’ai vécu, des lieux qui m’ont marqué. Parfois c’est un détail au détour d’une rue, qui provoque mon imagination et nourrit ma pratique artistique.
Le détail revêt dans mon travail une importance singulière. Une inscription gravé, une texture particulière, malgré sa discrétion, sa méconnaissance, amorce pour moi une possible fiction.
