Prendre l’avion de nuit révèle un paysage inaccessible : une prise de recul s’opère au décollage. Constellation artificielle, organisée sous forme de réseau lumineux, des diodes de l’aéroport aux lampadaires des villes qui s’amenuisent au fil de la montée : l’homme façonne le territoire.
Ce projet tente de réinvestir le champ de la cartographie. Aucun tracé préalable ne vient projeter un dessin choisi à l’avance. Bien au contraire, il s’agit ici de laisser libre choix à la matière porcelaine, minérale, et aux coquillages broyés, ajoutés à la composition, afin de proposer un nouveau tracé.
À la cuisson, de nombreux réseaux aléatoires apparaissent dans la matière, rappelant cette vision saisissante des villes, tout en brisant les codes de la cartographie : c’est l’homme qui opère les tracés, dessine les continents. L’ethnocentrisme est mis de côté, la matière est sujette.
Pièces réalisées dans le cadre d’un partenariat, indispensable à élaboration du projet, avec le CRAFT de Limoges.
Présentée lors de l’exposition collective Épicentre du 09 juillet 2017 au 09 septembre 2017 à la galerie Les Ateliers de l’Esperluette.




